
Prisonniers palestiniens et arabes : Exigeons leur libération immédiate et inconditionnelle
Mardi 22 août : journée internationale de solidarité avec les prisonniers
1 - Enlèvement du vice-premier ministre palestinien et ministre de l'éducation, Nasir Din Sha'er
La question des prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les prisons sionistes est une question primordiale pour la résistance, en Palestine et au Liban.
Refusant d'échanger ses soldats capturés à Gaza et au sud du Liban, Israël a lancé ses guerres : défaite écrasante de l'armée sioniste après un mois de guerre, de massacres et de destructions au Liban, mais poursuite sans relâche de la guerre contre le peuple palestinien. Pas un jour ne passe sans que l'armée sioniste tue, bombarde, enlève et commet des massacres en Palestine, dans la bande de Gaza ou en Cisjordanie.
Aujourd'hui, la question des prisonniers, et notamment des responsables de l'Autorité, députés et ministres, prend une tournure politique importante : le premier ministre palestinien, Isma'il Haniyye a exigé, avant la formation du gouvernement d'union nationale, la libération de tous les membres arrêtés de son gouvernement et tous les députés, et notamment dr. Abdel Aziz Dweik, président du conseil législatif palestinien, dans un souci que les pressions internationales s'intensifient pour faire libérer tous ces responsables politiques.
2 - L'arrestation de dr. Abdel Aziz Dweik a suscité une grande émotion dans la rue palestinienne. A Gaza, des manifestations ont récemment eu lieu, exigeant sa libération. Mais ce sont les conditions de sa détention qui soulèvent une grande colère : le président du conseil législatif a été enfermé dans une cellule à Kfar Youna, infestée de cafards, loin de ses frères et avec des criminels israéliens. L'avocat de Nadi al-asir al-Filistini, a pu le visiter le 16 août dernier. Il a confirmé le fait que dr. Dweik n'a pas été frappé, lors de son séjour à la prison militaire de Ofer, mais qu'il avait été transféré à l'hôpital suite à un malaise dû aux mauvaises conditions de détention après son enlèvement par les forces sionistes.
L'administration carcérale lui a cependant administré par force des remèdes qui lui ont fait perdre son équilibre et sa capacité à se mouvoir.
Dr. Dweik a affirmé à l'avocat que l'un des instructeurs israéliens lui a dit : "Nous avons commis une erreur en t'arrêtant, il fallait qu'on te tue". Et lors de son interrogatoire, dr. Dweik n'a dit aucun mot.
Dans sa cellule, il est interdit de parler à quiconque, d'ailleurs il n'entend aucun mot arabe, il n'a pas de télévision, tout comme il ne peut lire le Coran à cause de la lumière diffuse et faible dans la cellule. Il dit avoir reçu un exemplaire du Coran il y a deux jours, sans savoir qui le lui a envoyé.
Concernant les repas, dr. Dweik affirme que les plats sont très salés, alors que son état de santé ne peut l'autoriser à manger ainsi. De plus, il n'a pas accès à la promenade qu'une fois par jour, pendant une heure.
Concernant son enlèvement, dr. Dweik affirme qu'il a été enlevé à cause de sa fonction en tant que président du conseil législatif. Il refuse de reconnaître les tribunaux israéliens, car il représente l'ensemble des masses du peuple palestinien et qu'il n'est pas soumis à la loi israélienne. "Le tribunal est illégal, je ne reconnais pas sa légalité". Il déclare avoir été enlevé dans le cadre de la capture du soldat israélien à Gaza, les sionistes pensant pouvoir l'échanger, avec ses compagnons, avec le soldat. De plus, il considère qu'Israël cherche à détruire le gouvernement palestinien, parce qu'il a été élu par le peuple.
Dr. Dweik a salué le peuple palestinien qui refuse toutes formes d'interventions dans ses affaires internes. Tout comme il a remercié les membres du conseil législatif palestinien ayant exigé sa libération ainsi que celle de tous les députés et ministres arrêtés, leur demandant de poursuivre leurs tâches, comme forme de résistance à l'occupation (Nadi al-Asir al-Filistini).
Extrait géostragie.com
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